Le soleil venait de se lever sur le petit appartement de Malgori, où la demoiselle sus-nommée et moi-même venions de passer une courte (très courte même) nuit... Deux femmes partageant une salle de bains, voilà qui est fort peu commode, mais qui, également, prend beaucoup de temps ! C'est pourquoi le premier acte de la journée fut de prévenir sieur Spawn de notre retard en la gare Montparnasse... Mais passons là ces détails fort peu intéressants, pour passer à notre arrivée à la fois redoutée et tant attendue dans le jardin bordant Versailles où tous nous nous rendions...
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Spawn, Turkewasy, Malgori, la soeur de Spawn, un ami et moi-même entrâmes donc dans le parc. Regardant au loin, de l'autre côté du lac, nous vîmes ce pour quoi nous étions tous venus : un attroupement de jeunes (et moins jeunes) personnes toutes vêtues de noir.
Nous rejoignîmes cette troupe de personnes au demeurant fort sympathiques et nous installâmes confortablement sur le sol, sans omettre d'y déposer avec délicatesse le drap que sieur Spawn avait apporté afin que les orties et autres herbes folles ne vinrent pas troubler notre villégiature...
Il était trois dates que nous avions à célébrer ! Spawn et sa soeur jumelle fêtaient leur anniversaire, ce qui était également mon cas. Alors, à défaut de pouvoir rapporter de ma natale Lorraine une bouteille de l'eau de vie régionale (la mirabelle de Lorraine), j'eus apporté dans mes paquetages une bouteille de champagne (dont les bulles faillirent à plusieurs reprises m'étouffer...). Le champagne fut ouvert sans faire montre de son "chpop" si caractéristique à l'ouverture, nous en fûmes bien déçus d'ailleurs ! Et ainsi commença l'apéritif...
Le champagne était fort bon, mais la bouteille bien trop importante pour nos verres (flûtes à champagne en plastique que j'eus soin d'apporter avec moi ^^), et le temps du partage se fit enfin sentir !
Armée de mon courage et surtout d'une bouteille de champagne dans laquelle se laissaient doucement aller les milliers de fines bulles, je m'approchai doucement d'un groupe de jeunes gens et leur proposai mon breuvage. Lesquels m'offrirent en échange une rasade de Kirsch que je sentis avec une plaisir non dissimulé couler le long de mon oesophage
Ces jeunes personnes, au milieu desquelles s'était caché un représentant de l'ordre nommé Olivier (charmant jeune homme !) reprirent leur déjeuner champêtre alors que je retournais vers le mien... C'est alors que nous nous rendîmes tous compte de l'atroce vérité : nous avions préparé à déjeuner pour un régiment armé tout entier !!
Entre la salade composée, la quiche lorraine, et les amuse-bouche, nous n'aurions pu choisir... Nous prîmes tout sans concession aucune, et fîmes fi du régime !
Alors que j'emmenai le sieur Turkewasy aux abords du lac afin de me soumettre aux flashs de son objectif, Malgori et Spawn s'adonnèrent à une discussion dont je ne saurais dire le sujet...
Après quelques minutes, tandis que nous revenions lentement vers nos deux amis abandonnés ainsi sur le drap, Turkewasy et moi fûmes rattrapés par une charmante demoiselle à l'accent tout droit venu d'Espagne qui nous proposa de nous confronter l'espace d'un instant à l'objectif précis d'un jeune photographe professionel venu pour l'occasion. Armée de mon ombrelle, je suivais les indication du jeune homme, les yeux torturés par les flashs qui me faisaient à petit feu souffrir...
Une fois mon tour passé, ce fut à Turkewasy de se prêter au jeu du modèle goth... Et une femme un peu farfelue s'approcha de moi, sortit un petit appareil photo jetable, et me vola un portrait. Après une petite discussion avec trois jeunes hommes très gentils, mon rôle d'administratrice de notre sanctuaire pris le dessus, et je distribuai à tout va notre adresse, afin de convaincre certains de nous y retrouver... (Ce qui semble fonctionner à l'heure où je vous parle !)
Malgori et Spawn nous rejoignirent, et la jeune demoiselle, après une hésitation rapidement éloignée par le photographe, se laissa à son tour succomber face au pouvoir du dieu de la photographie et du flash
Mes pieds me faisant souffrir, je ne trouvai nulle autre solution que de m'asseoir dans l'herbe, aux pieds de tous ces jeunes gens, protégée du soleil trop ardent à l'aide de mon ombrelle. Alors que je goûtais au plaisir de reposer mes jambes tout en discutant avec mes compagnons, un autre photographe (Laurent) vint me demander avec gentillesse si je voulais bien poser pour lui en compagnie d'un jeune homme habillé en pirate noir (Francis), feintant d'être "la fiancée du pirate"...
Les flashs dançaient, les appareils photo crépitaient... Mais je goûtais pour la première fois à la joie d'être ainsi photographiée... Et moi qui ne me considérais pas photogénique, j'eus la surprise de voir, sur le petit écran du lecteur de cartes, un autre visage que le mien ! Quelle était donc cette diablerie qui permettait à un seul homme de changer le visage d'une personne en pressant un simple bouton... ?
Après plusieurs longues minutes (combien, je ne sais guère !), le délicat pirate et le charmant photographe me laissèrent retrouver mes amis... Mais point pour longtemps !
Alors que je m'étais allongée dans l'herbe, bercée par les voies qui m'entouraient, lézardant sous le soleil Versaillais, le "photographieur fou" revint à la charge, ne manquant pas d'étaler mes cheveux (fraîchement colorés) dans l'herbe où pessaient tranquillement une foule d'araignées qui ne demandaient que ça - mais je tiens à dire que j'ai échappé aux créatures octopodes avec une chance inouïe !) et recommença à me mitrailler...
Le dessert était arrivé... Les cannelés bordelais et les cookies pour lesquels Malgori s'était couchée à 3heures du matin afin de terminer leur cuisson, firent le plaisir de nombreux gourmands... Malgori ne voulant pas rapporter ses biscuits chez elle, Turkewasy s'octroya le plaisir de faire la tournée de tous les groupes de jeunes gens, partageant avec tous les petits gâteaux goûteux de dame Malgo ! D'ailleurs, nous manquâmes de ne plus revoir l'ami bordelais, tant il aima discuter avec ces nouvelles connaissances...
Le temps passait vite, trop vite, et le temps de partir enfin était arrivé... Turkewasy et moi formions un couple d'éboueurs, tentant de nous frayer un chemin à travers la luxuriante verdure, mais surtout, pour ma part, tentant de ne pas me rompre une cheville au milieu des creux et bosses du terrain !
Et nous quittâmes le jardin merveilleux où nous passâmes une excellente journée ensoleillée, malgré le vent décoiffant nos cheveux et donnant froid à Malgori, n'ayant pas prévu de prendre avec elle une veste légère pour se protéger du froid...
Hirildae
Photos et montage by Lolo
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Spawn, Turkewasy, Malgori, la soeur de Spawn, un ami et moi-même entrâmes donc dans le parc. Regardant au loin, de l'autre côté du lac, nous vîmes ce pour quoi nous étions tous venus : un attroupement de jeunes (et moins jeunes) personnes toutes vêtues de noir.
Nous rejoignîmes cette troupe de personnes au demeurant fort sympathiques et nous installâmes confortablement sur le sol, sans omettre d'y déposer avec délicatesse le drap que sieur Spawn avait apporté afin que les orties et autres herbes folles ne vinrent pas troubler notre villégiature...
Il était trois dates que nous avions à célébrer ! Spawn et sa soeur jumelle fêtaient leur anniversaire, ce qui était également mon cas. Alors, à défaut de pouvoir rapporter de ma natale Lorraine une bouteille de l'eau de vie régionale (la mirabelle de Lorraine), j'eus apporté dans mes paquetages une bouteille de champagne (dont les bulles faillirent à plusieurs reprises m'étouffer...). Le champagne fut ouvert sans faire montre de son "chpop" si caractéristique à l'ouverture, nous en fûmes bien déçus d'ailleurs ! Et ainsi commença l'apéritif...
Le champagne était fort bon, mais la bouteille bien trop importante pour nos verres (flûtes à champagne en plastique que j'eus soin d'apporter avec moi ^^), et le temps du partage se fit enfin sentir !
Armée de mon courage et surtout d'une bouteille de champagne dans laquelle se laissaient doucement aller les milliers de fines bulles, je m'approchai doucement d'un groupe de jeunes gens et leur proposai mon breuvage. Lesquels m'offrirent en échange une rasade de Kirsch que je sentis avec une plaisir non dissimulé couler le long de mon oesophage
Ces jeunes personnes, au milieu desquelles s'était caché un représentant de l'ordre nommé Olivier (charmant jeune homme !) reprirent leur déjeuner champêtre alors que je retournais vers le mien... C'est alors que nous nous rendîmes tous compte de l'atroce vérité : nous avions préparé à déjeuner pour un régiment armé tout entier !!
Entre la salade composée, la quiche lorraine, et les amuse-bouche, nous n'aurions pu choisir... Nous prîmes tout sans concession aucune, et fîmes fi du régime !
Alors que j'emmenai le sieur Turkewasy aux abords du lac afin de me soumettre aux flashs de son objectif, Malgori et Spawn s'adonnèrent à une discussion dont je ne saurais dire le sujet...
Après quelques minutes, tandis que nous revenions lentement vers nos deux amis abandonnés ainsi sur le drap, Turkewasy et moi fûmes rattrapés par une charmante demoiselle à l'accent tout droit venu d'Espagne qui nous proposa de nous confronter l'espace d'un instant à l'objectif précis d'un jeune photographe professionel venu pour l'occasion. Armée de mon ombrelle, je suivais les indication du jeune homme, les yeux torturés par les flashs qui me faisaient à petit feu souffrir...
Une fois mon tour passé, ce fut à Turkewasy de se prêter au jeu du modèle goth... Et une femme un peu farfelue s'approcha de moi, sortit un petit appareil photo jetable, et me vola un portrait. Après une petite discussion avec trois jeunes hommes très gentils, mon rôle d'administratrice de notre sanctuaire pris le dessus, et je distribuai à tout va notre adresse, afin de convaincre certains de nous y retrouver... (Ce qui semble fonctionner à l'heure où je vous parle !)
Malgori et Spawn nous rejoignirent, et la jeune demoiselle, après une hésitation rapidement éloignée par le photographe, se laissa à son tour succomber face au pouvoir du dieu de la photographie et du flash
Mes pieds me faisant souffrir, je ne trouvai nulle autre solution que de m'asseoir dans l'herbe, aux pieds de tous ces jeunes gens, protégée du soleil trop ardent à l'aide de mon ombrelle. Alors que je goûtais au plaisir de reposer mes jambes tout en discutant avec mes compagnons, un autre photographe (Laurent) vint me demander avec gentillesse si je voulais bien poser pour lui en compagnie d'un jeune homme habillé en pirate noir (Francis), feintant d'être "la fiancée du pirate"...
Les flashs dançaient, les appareils photo crépitaient... Mais je goûtais pour la première fois à la joie d'être ainsi photographiée... Et moi qui ne me considérais pas photogénique, j'eus la surprise de voir, sur le petit écran du lecteur de cartes, un autre visage que le mien ! Quelle était donc cette diablerie qui permettait à un seul homme de changer le visage d'une personne en pressant un simple bouton... ?
Après plusieurs longues minutes (combien, je ne sais guère !), le délicat pirate et le charmant photographe me laissèrent retrouver mes amis... Mais point pour longtemps !
Alors que je m'étais allongée dans l'herbe, bercée par les voies qui m'entouraient, lézardant sous le soleil Versaillais, le "photographieur fou" revint à la charge, ne manquant pas d'étaler mes cheveux (fraîchement colorés) dans l'herbe où pessaient tranquillement une foule d'araignées qui ne demandaient que ça - mais je tiens à dire que j'ai échappé aux créatures octopodes avec une chance inouïe !) et recommença à me mitrailler...
Le dessert était arrivé... Les cannelés bordelais et les cookies pour lesquels Malgori s'était couchée à 3heures du matin afin de terminer leur cuisson, firent le plaisir de nombreux gourmands... Malgori ne voulant pas rapporter ses biscuits chez elle, Turkewasy s'octroya le plaisir de faire la tournée de tous les groupes de jeunes gens, partageant avec tous les petits gâteaux goûteux de dame Malgo ! D'ailleurs, nous manquâmes de ne plus revoir l'ami bordelais, tant il aima discuter avec ces nouvelles connaissances...
Le temps passait vite, trop vite, et le temps de partir enfin était arrivé... Turkewasy et moi formions un couple d'éboueurs, tentant de nous frayer un chemin à travers la luxuriante verdure, mais surtout, pour ma part, tentant de ne pas me rompre une cheville au milieu des creux et bosses du terrain !
Et nous quittâmes le jardin merveilleux où nous passâmes une excellente journée ensoleillée, malgré le vent décoiffant nos cheveux et donnant froid à Malgori, n'ayant pas prévu de prendre avec elle une veste légère pour se protéger du froid...
Hirildae
Photos et montage by Lolo
